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La Maison de
Poésie est la seule Fondation reconnue d'utilité publique par décret du
Président de la République (1929) agissant en faveur de la poésie et des
poètes. Elle assure la liaison entre la tradition millénaire et la poésie
d'aujourd'hui.
La création contemporaine
La Maison de Poésie s'intéresse
particulièrement à la poésie vivante. Elle publie des recueils et une
revue, elle attire l'attention sur les poètes par ses divers prix
littéraires.
En partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de l'Education nationale
et de la Recherche, elle organise pour l'année 2005 deux grands concours
poétiques, chacun d'eux doté d'un Prix de 5000 euros :
-
Le Prix Arthur Rimbaud, réservé à un poète de 18 à 25 ans, qui fait
connaître la jeune poésie de notre époque.
- Le Prix de
Poésie pour la jeunesse qui contribue à la recherche de la plus grande
qualité de la poésie contemporaine inédite à l'intention de l'enfance et
de la jeunesse.
Depuis 1991, plus
de 7000 concurrents ont participé à ces Prix. La plupart des recueils
primés ont été publiés. L'attribution des Prix se fait sur manuscrits
anonymes.
Les jurys sont composés de poètes, d'enseignants, de bibliothécaires.
Le Coin de table : la revue de la poésie
vivante
La Maison de
Poésie publie une revue trimestrielle ; son titre est emprunté au célèbre
tableau de Fantin-Latour, réunissant divers poètes (dont Verlaine et
Rimbaud) autour d'Emile Blémont, fondateur de la Maison de Poésie.
Le Coin de
table publie quelques-uns des meilleurs poètes contemporains, des
études, des documents, des comptes-rendus qui permettent de suivre
l'actualité des publications poétiques.
Cette revue
s'adresse à tous ceux qui aiment la poésie, écrivains ou lecteurs. Elle a
le double souci de la qualité et de la lisibilité.
Un lieu de rencontre
Par ses
manifestations poétiques, ses conférences, ses matinées littéraires, son
Journal parlé de la poésie, ses interventions en France et à
l'étranger, la Maison de Poésie facilite la rencontre des poètes entre
eux, et avec leurs lecteurs.
Pour réaliser un
voeu de son Fondateur, elle donne la parole aux auteurs de poèmes dans son
Parloir des Poètes.
La Maison de
Poésie est en rapport avec de nombreux poètes en France et dans le monde.
Elle conseille les jeunes poètes dans la difficile recherche de lecteurs.
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La Maison de
Poésie participe ainsi de diverses façons à la Défense et illustration
de la poésie française. Elle ne privilégie aucune esthétique, elle
n'est pas une "chapelle" littéraire. Son indépendance lui assure une place
originale, unique, au service des poètes et de la poésie.
Elle est
administrée depuis sa création par un Conseil de sept poètes qui se
renouvellent par cooptation au décès ou à la démission de l'un d'entre
eux. Le Conseil actuel (2005) est composé de Gérard Bocholier, Hélène
Cadou, Jacques Charpentreau (Président), Bernard Jourdan, Jean Malaplate
(Trésorier), Jean-Luc Moreau (Vice-Président), Jean Orizet.
La Maison
de Poésie
11 BIS, RUE BALLU
75009 PARIS
Tél. 01 40 23 45 99
Le poète à la rencontre du public
Jalons pour un parcours du combattant
Les poètes ont
souvent beaucoup de difficultés pour rencontrer le public. Ces difficultés
ne sont pas nouvelles : Rimbaud n'a vu publier que trois de ses poèmes (en
revues) avant son départ pour ses grands voyages ; Verlaine n'a
pratiquement jamais publié qu' à compte d'auteur.
Cependant, tout
poète aspire à la rencontre des lecteurs. Les grands moyens de diffusion
dits "de masse" n'aidant jamais la poésie, il faut se résigner à suivre un
cheminement plus lent par des moyens plus simples - et parfois artisanaux.
1.- Un premier
cercle de lecteurs doit être constitué par des amis, connaissances,
membres de la famille, etc. Leur jugement est en général indulgent ; mais
c'est un premier contact avec un public.
Il est important
de veiller à une présentation typographique impeccable de ses poèmes
(machine à écrire, composition sur ordinateur), en caractères classiques,
format courant (21 x 29,7), recto seulement, jamais d'écriture manuscrite.
2.- Dans un
deuxième temps, envoyer ses poèmes à des revues de poésie : de deux à cinq
poèmes par revue, jamais les mêmes, chaque revue devant être assurée de
l'exclusivité en cas de publication.
Il existe
plusieurs centaines de revues de poésie. Il faut sélectionner celles dont
l'esthétique générale correspond le mieux au genre de poésie qu'on écrit.
On peut le faire avec l'aide des bibliothèques et des grandes librairies.
On peut aussi se rendre dans un Salon, une Foire du livre.
Ces publications
en revues constituent une étape importante. Ne s'adresser qu'à des revues
sérieuses qui ne font pas payer l'apprenti-auteur.
3.- Le
rassemblement d'un nombre suffisant de poèmes peut constituer une
plaquette, recueil de poèmes (bien veiller au titre). Il est relativement
facile actuellement de le composer sur un ordinateur. On peut alors
envisager d'envoyer ce premier "manuscrit" à un éditeur qui publie de la
poésie (avec une lettre précisant, si possible, les publications en
revues).
Comme pour les
revues, ne pas envoyer ce manuscrit à l'aveuglette : bien choisir, grâce
aux consultations en bibliothèque ou en librairie, les éditeurs
correspondant le mieux au type de poésie que l'on écrit.
Un recueil bien
composé sur ordinateur, relié de façon simple, peut constituer une
première publication satisfaisante pour les amis.
4.- Le travail de
l'éditeur est essentiellement d'assurer la meilleure diffusion possible de
l'ouvrage (publicité, contacts avec la presse, les libraires, etc.).
Un véritable
éditeur ne pratique que la publication à son compte, et pas "le compte
d'auteur". refuser tout versement pour être édité.
Le contrat doit
prévoir le versement de droits à l'auteur - mais il convient de bien se
rendre compte des difficultés de l'éditeur de poésie. Le poète ne fera pas
fortune en faisant publier ses oeuvres ; au contraire, il achètera souvent
des exemplaires pour les distribuer aux amis qui le solliciteront !
5.- Comme il est
difficile à un jeune poète inconnu de trouver un éditeur, il peut
envisager d'éditer lui-même son recueil, s'il dispose d'une petite somme.
Il évitera de passer par un pseudo-éditeur pratiquant le compte d'auteur.
Mieux vaut en ce cas s'adresser directement à un imprimeur (et assurer
ensuite soi-même l'envoi de son livre à des critiques, puis la vente). Il
convient de faire parvenir son manuscrit à divers imprimeurs en leur
demandant d'établir un devis (les prix sont très différents). Bien veiller
à la qualité du papier, de la couverture, du brochage, etc. Le poète
publiera "à compte d'auteur" (on dit aussi en "auto-édition"), mais il
n'aura à sa charge que la facture de l'imprimeur (et le coût des envois
postaux, non négligeable, les livres ne bénéficiant pas en France de tarif
privilégié).
6.- Il existe
divers concours et Prix de poésie, répertoriés dans des ouvrages
spécialisés. Chacun à ses règles propres. Il n'est pas inutile d'y
participer. C'est ce que fit le jeune Victor Hugo, lauréat à quinze ans
d'un concours de l'Académie Française. En ce domaine encore, se méfier de
diverses officines qui demandent un versement d'argent pour "inscription".
Quelques références
- Le petit guide du poète, Société
des Gens de Lettres,
38, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris.
- Le Guide Lire de l'écrivain, SPES, 61, avenue Hoche, 75008 Paris.
- Bertrand Labes, Guide Montblanc des Prix et concours littéraires,
Ed. du Cherche midi, 23, rue du Cherche midi, 75006 Paris.
- Maison de Poésie, 11 bis, rue Ballu, 75009 Paris.
- Centre National du Livre, 53, rue de Verneuil, 75007 Paris.
http://www.centrenationaldulivre.fr
La Maison
de Poésie
11 BIS, RUE BALLU - 75009 PARIS - Tél. 01 40 23 45
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