La Maison de Poésie
11 BIS, RUE BALLU - 75009 PARIS - Tél. 01 40 23 45 99
Fondation ÉMILE BLÉMONT reconnue d'utilité publique

 

La Maison de Poésie est la seule Fondation reconnue d'utilité publique par décret du Président de la République (1929) agissant en faveur de la poésie et des poètes. Elle assure la liaison entre la tradition millénaire et la poésie d'aujourd'hui.

La création contemporaine

La Maison de Poésie s'intéresse particulièrement à la poésie vivante. Elle publie des recueils et une revue, elle attire l'attention sur les poètes par ses divers prix littéraires.
En partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche, elle organise pour l'année 2005 deux grands concours poétiques, chacun d'eux doté d'un Prix de 5000 euros :
- Le Prix Arthur Rimbaud, réservé à un poète de 18 à 25 ans, qui fait connaître la jeune poésie de notre époque.
- Le Prix de Poésie pour la jeunesse qui contribue à la recherche de la plus grande qualité de la poésie contemporaine inédite à l'intention de l'enfance et de la jeunesse.
Depuis 1991, plus de 7000 concurrents ont participé à ces Prix. La plupart des recueils primés ont été publiés. L'attribution des Prix se fait sur manuscrits anonymes.
Les jurys sont composés de poètes, d'enseignants, de bibliothécaires.

Le Coin de table : la revue de la poésie vivante

La Maison de Poésie publie une revue trimestrielle ; son titre est emprunté au célèbre tableau de Fantin-Latour, réunissant divers poètes (dont Verlaine et Rimbaud) autour d'Emile Blémont, fondateur de la Maison de Poésie.
Le Coin de table publie quelques-uns des meilleurs poètes contemporains, des études, des documents, des comptes-rendus qui permettent de suivre l'actualité des publications poétiques.
Cette revue s'adresse à tous ceux qui aiment la poésie, écrivains ou lecteurs. Elle a le double souci de la qualité et de la lisibilité.

Un lieu de rencontre

Par ses manifestations poétiques, ses conférences, ses matinées littéraires, son Journal parlé de la poésie, ses interventions en France et à l'étranger, la Maison de Poésie facilite la rencontre des poètes entre eux, et avec leurs lecteurs.
Pour réaliser un voeu de son Fondateur, elle donne la parole aux auteurs de poèmes dans son Parloir des Poètes.
La Maison de Poésie est en rapport avec de nombreux poètes en France et dans le monde. Elle conseille les jeunes poètes dans la difficile recherche de lecteurs.

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La Maison de Poésie participe ainsi de diverses façons à la Défense et illustration de la poésie française. Elle ne privilégie aucune esthétique, elle n'est pas une "chapelle" littéraire. Son indépendance lui assure une place originale, unique, au service des poètes et de la poésie.
Elle est administrée depuis sa création par un Conseil de sept poètes qui se renouvellent par cooptation au décès ou à la démission de l'un d'entre eux. Le Conseil actuel (2005) est composé de Gérard Bocholier, Hélène Cadou, Jacques Charpentreau (Président), Bernard Jourdan, Jean Malaplate (Trésorier), Jean-Luc Moreau (Vice-Président), Jean Orizet.

La Maison de Poésie
11 BIS, RUE BALLU
75009 PARIS
Tél. 01 40 23 45 99

 


Le poète à la rencontre du public
Jalons pour un parcours du combattant

Les poètes ont souvent beaucoup de difficultés pour rencontrer le public. Ces difficultés ne sont pas nouvelles : Rimbaud n'a vu publier que trois de ses poèmes (en revues) avant son départ pour ses grands voyages ; Verlaine n'a pratiquement jamais publié qu' à compte d'auteur.
Cependant, tout poète aspire à la rencontre des lecteurs. Les grands moyens de diffusion dits "de masse" n'aidant jamais la poésie, il faut se résigner à suivre un cheminement plus lent par des moyens plus simples - et parfois artisanaux.

1.- Un premier cercle de lecteurs doit être constitué par des amis, connaissances, membres de la famille, etc. Leur jugement est en général indulgent ; mais c'est un premier contact avec un public.
Il est important de veiller à une présentation typographique impeccable de ses poèmes (machine à écrire, composition sur ordinateur), en caractères classiques, format courant (21 x 29,7), recto seulement, jamais d'écriture manuscrite.

2.- Dans un deuxième temps, envoyer ses poèmes à des revues de poésie : de deux à cinq poèmes par revue, jamais les mêmes, chaque revue devant être assurée de l'exclusivité en cas de publication.
Il existe plusieurs centaines de revues de poésie. Il faut sélectionner celles dont l'esthétique générale correspond le mieux au genre de poésie qu'on écrit. On peut le faire avec l'aide des bibliothèques et des grandes librairies. On peut aussi se rendre dans un Salon, une Foire du livre.
Ces publications en revues constituent une étape importante. Ne s'adresser qu'à des revues sérieuses qui ne font pas payer l'apprenti-auteur.

3.- Le rassemblement d'un nombre suffisant de poèmes peut constituer une plaquette, recueil de poèmes (bien veiller au titre). Il est relativement facile actuellement de le composer sur un ordinateur. On peut alors envisager d'envoyer ce premier "manuscrit" à un éditeur qui publie de la poésie (avec une lettre précisant, si possible, les publications en revues).
Comme pour les revues, ne pas envoyer ce manuscrit à l'aveuglette : bien choisir, grâce aux consultations en bibliothèque ou en librairie, les éditeurs correspondant le mieux au type de poésie que l'on écrit.
Un recueil bien composé sur ordinateur, relié de façon simple, peut constituer une première publication satisfaisante pour les amis.

4.- Le travail de l'éditeur est essentiellement d'assurer la meilleure diffusion possible de l'ouvrage (publicité, contacts avec la presse, les libraires, etc.).
Un véritable éditeur ne pratique que la publication à son compte, et pas "le compte d'auteur". refuser tout versement pour être édité.
Le contrat doit prévoir le versement de droits à l'auteur - mais il convient de bien se rendre compte des difficultés de l'éditeur de poésie. Le poète ne fera pas fortune en faisant publier ses oeuvres ; au contraire, il achètera souvent des exemplaires pour les distribuer aux amis qui le solliciteront !

5.- Comme il est difficile à un jeune poète inconnu de trouver un éditeur, il peut envisager d'éditer lui-même son recueil, s'il dispose d'une petite somme. Il évitera de passer par un pseudo-éditeur pratiquant le compte d'auteur. Mieux vaut en ce cas s'adresser directement à un imprimeur (et assurer ensuite soi-même l'envoi de son livre à des critiques, puis la vente). Il convient de faire parvenir son manuscrit à divers imprimeurs en leur demandant d'établir un devis (les prix sont très différents). Bien veiller à la qualité du papier, de la couverture, du brochage, etc. Le poète publiera "à compte d'auteur" (on dit aussi en "auto-édition"), mais il n'aura à sa charge que la facture de l'imprimeur (et le coût des envois postaux, non négligeable, les livres ne bénéficiant pas en France de tarif privilégié).

6.- Il existe divers concours et Prix de poésie, répertoriés dans des ouvrages spécialisés. Chacun à ses règles propres. Il n'est pas inutile d'y participer. C'est ce que fit le jeune Victor Hugo, lauréat à quinze ans d'un concours de l'Académie Française. En ce domaine encore, se méfier de diverses officines qui demandent un versement d'argent pour "inscription".

Quelques références

- Le petit guide du poète, Société des Gens de Lettres,
  38, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris.
- Le Guide Lire de l'écrivain, SPES, 61, avenue Hoche, 75008 Paris.
- Bertrand Labes, Guide Montblanc des Prix et concours littéraires,
  Ed. du Cherche midi, 23, rue du Cherche midi, 75006 Paris.
- Maison de Poésie, 11 bis, rue Ballu, 75009 Paris.
- Centre National du Livre, 53, rue de Verneuil, 75007 Paris.
 
http://www.centrenationaldulivre.fr

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